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Mon avis : Autre-Monde : Ambre - Maxime Chattam

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Ambre Caldero vit dans un mobil-home au milieu des bois. Sa mère n’est jamais là, préférant fuir. Son beau-père est une menace permanente. Mais elle a la lecture. Chaque page est une petite victoire sur la réalité. Chaque roman est une nouvelle vie qui lui redonne de l’espoir. Son imaginaire est devenu une béquille essentielle pour affronter le quotidien. Mais lorsque Ambre comprend qu’elle est la seule à s’intéresser aux étranges disparitions qui frappent Carson Mills, son meilleur allié devient son pire ennemi. L’explication de tous ces mystères serait-elle fantastique ? Ou son imagination lui joue-t-elle des tours ?

Histoire inédite, Ambre révèle le passé d'un personnage devenu célèbre à travers la saga Autre-Monde, dont ce texte constitue une parfaite introcuction.

 

Mon avis :

 

Maxime Chattam m'embarque toujours dès les premières lignes et me donne envie de partir voir comment c'est de l'autre côté de l'Atlantique. Il me fait tellement rêver avec ses descriptions.
Ambre est le préquel de la saga Autre-monde.
J'ai retrouvé une partie de mon enfance dans ce roman.
Ambre aimerait avoir des pouvoirs sur les objets, juste par la pensée.
J'en rêvais aussi quand j'étais petite. J'en rêve encore parfois...
Ambre s'évade de sa morne vie par la lecture. le monde des adultes est décevant et violent.
En fait, tout dans ce petit livre nous prépare à la saga Autre-monde, et moi qui ai lu la première trilogie il y a des années, je sens déjà les effluves de l'aventure dans laquelle je vais me replonger, là... tout à l'heure.
Parce que oui, je vais relire cette trilogie, plus les quatre autres tomes qui suivent.
Pour moi l'écriture de 
Maxime Chattam est addictive, j'aime sa façon de raconter et surtout ce qu'il raconte.
Il me transporte à chaque fois dans son univers.

 

Citations :

 

Page 39 : Ses livres étaient plus qu'un refuge, ils formaient un espoir. Celui de vies différentes, riches de découvertes, de rencontres, de surprises. Elle savait que tant qu'elle lirait des livres, elle aurait quelque chose à quoi se raccrocher, car chacun à sa manière, lui indiquait une direction possible tout en lui fournissant une bonne dose d'évasion.

 

Page 70 : Celui qui lit est universel. Il n'est plus homme ou femme, il est l'humanité tout entière traversée par le même courant porteur : celui de la littérature.

 

 

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Mon avis : Le voyage de Ludwig - Julien Jouanneau

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Ludwig est un compagnon parfait. Affectueux. Le rayon de soleil de sa maîtresse Hannah dans leur quotidien assombri par l'Occupation.
Le jour où elle est jetée dans un wagon à bestiaux en partance vers une destination inconnue, Ludwig se lance à la poursuite du train. Sans jamais s'arrêter, sans jamais quitter les rails. L'espoir de retrouver Hannah lui fait traverser une France ravagée par les ténèbres, exsangue et suffocante. Une terre où les menaces surgissent le long du chemin de fer, où la sauvagerie rôde. Pris au piège des parfums de la guerre, épuisé et meurtri, Ludwig court entre les deux bras d'acier. Sa fidélité bravera les enfers.
À travers le regard de Ludwig se dessine sous nos yeux le paysage de la France occupée, où le bien et le mal sont à la fois l’œuvre des hommes et celle des bêtes.

 

Mon avis :

 

Ludwig, quel magnifique prénom !
D'ailleurs c'est celui de mon fils ;)
Au début c'est beau, comme l'amour d'un chien. Mais la tristesse guette, c'est la guerre et Hannah, la maîtresse de Ludwig, est juive.
Un jour Hannah est emmenée pour être déportée et Ludwig n'aura qu'un seul but, la retrouver, elle, l'amour de sa vie.
C'est la première fois que je lis un roman dont le narrateur est un chien.
C'est à croire que l'auteur a été chien dans une vie antérieure tellement il raconte les choses comme si c'était réellement lui Ludwig. Mais en réalité, en vivant avec eux, on sait leur amour total, leur confiance, leur abnégation.
À travers le récit de Ludwig, l'auteur nous offre tout un monde de sensations olfactives et nous amène à imaginer l'univers canin de l'intérieur. Et c'est très beau.

Les animaux ont une perception du monde totalement différente de la nôtre et ça paraît magique ce qui nous est raconté là.
C'est le voyage initiatique de Ludwig pour atteindre son état complet de chien.

C'est sublime, il faut le lire pour le comprendre, ça ne peut pas se résumer.
Il y a beaucoup de laideur aussi, car ça se passe pendant la période ténébreuse du nazisme.
Je pense qu'à l'avenir je regarderai mes chiens autrement quand je les verrai la truffe au vent. Je m'interrogeai sur ce que peut-être ils ont senti, du présent ou du passé, en tout cas de ce que nous, nous ne supposons même pas, alors qu'eux savent.

 

Citations :

 

Page 17 : Ne l'oublie jamais, Ludwig, toutes les solutions se trouvent dans les livres, eux seuls nous sauveront.

 

Page 28 : Je me souviens en particulier d'une journée d'été, où je tentais d’attraper le vent chaud. Les hommes aussi aiment poursuivre des choses en vain.

 

Page 58 : La décision est brusque. Je poursuis le chemin et marche droit dans le soleil, pour retrouver Hannah au pied du ciel.

 

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Mon avis : L'offrande des fous – Henri Bellotto

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Kate Wolf, jeune physicienne brillante, et Jason Slone, journaliste engagé, sont contraints d'effectuer ensemble une mission à l'étranger, alors que tout les oppose.
Quelque part, un savant au passé mystérieux, passionné de génétique, cherche à confirmer une audacieuse conception qui remet en question la théorie sur l'évolution des espèces de Darwin.
Animé par une motivation d'une tout autre nature, un extrémiste impitoyable élabore un plan diabolique dont la réussite signifierait l'anéantissement d'une partie de l'humanité.
L'action se transporte d'un continent à l'autre sur un rythme haletant, jusqu'à une conclusion inattendue et dérangeante qui marquera à tout jamais le lecteur et le forcera à réfléchir aux conséquences de la folie des hommes.

 

 

Mon avis :

 

Un putain de roman écolo qui m'a fait froid dans le dos !
L'histoire démarre aux États-unis dans les années 2000, avec kate, détentrice d'un doctorat en sciences physiques, qui travaille dans une grosse entreprise d'envergure internationale qui, entre autre, s'occupe du recyclage de déchets nucléaires contaminés.
Rapidement on fait une incursion en Ukraine, en avril 1986 et on est très vite plongé dans l'ambiance catastrophe nucléaire imminente ainsi que dans l'atmosphère de suspicion oppressante et de délation de l'ère soviétique.
L'auteur nous amène d'un lieu à un autre, d'un personnage à un autre, il alterne parfois les époques et tout ça donne une histoire captivante, un véritable page turner, car il arrive à maintenir le suspense à ces différents niveaux et à rendre tout cela très angoissant.
Il y a certains événements passés dont on connaît la finalité, pourtant ça n'en est pas moins glaçant.
La description de la catastrophe de Tchernobyl est terrifiante... les radiations du réacteur en feu, tel un Léviathan créé par l'homme pour le terrasser, sans espoir pour celui-ci face à une puissance et une dangerosité jamais vu jusque là, tout ça m'a glacé le sang. J'y ai vu l'humain en apprenti sorcier, qui avance à tâtons en ne sachant pas toujours où il va, en pensant trop souvent "après moi le déluge" :
-"Jusqu'aux plus hautes instances de l'État soviétique, personne n'avait pensé que la radioactivité serait un jour un danger. Ce n'était tout simplement pas prévu."
J'ai ressenti une immense tristesse et une terrible sensation de fin du monde à travers cette histoire. Tchernobyl, la nature massacrée pour un temps indéfini, Pripyat ville morte pour des milliers d'années, c'est à pleurer.
J'ai appris énormément sur la catastrophe de Tchernobyl, mais j'ai aussi eu un aperçu intéressant en physique, biologie, génétique, Darwinisme et sélection naturelle.
Comme dans tout bon roman, plus on approche de la fin plus l'intérêt grandit et plus le lecteur est en apnée.
Les derniers chapitres sont totalement oppressants, mais alors, quelle histoire palpitante !!

 

Citations :

 

Page 93 : S'il savait depuis longtemps que le simple citoyen était toujours le jouet des intérêts supérieurs de l’État, il trouvait inadmissible que les choix des dirigeants puissent impacter des enfants. Quelle politique pouvait garder toute sa dignité en prétendant garantir l'avenir et en risquant en même temps la vie de ses jeunes générations ?

 

Page 109 : Le jihad était pour lui la guerre sainte et peu importait si les paroles du Prophète prônaient à l'origine la non-violence et si le Jihad n'avait rien à voir avec la guerre.

 

Page 269 : La gorge serrée, Kate Wolf et Jason Slone regardaient ce sanctuaire d'où l'atome s'était enfui pour essaimer mortellement à travers le monde.

 

Page 291 : Autour de lui, la nature respirait à son rythme tranquille, suivant une logique millénaire et en excluant toute influence humaine ; elle semblait hors du temps.

 

Page 301 : Quelques dizaines de mètres plus loin, deux silhouettes noires tracées au pied d'un bâtiment semblaient lancées dans une gigue endiablée. Elles ressemblaient à deux âmes damnées, dansant joyeusement sur les restes d'un monde sinistré.

 

Page 488 : - Dans les entrailles du réacteur N°4, il reste environ cent quatre-vingt-seize des deux cents tonnes du combustible d'origine. Mais il est totalement inaccessible. La combustion se poursuit, lentement, sans que rien ni personne ne puisse l'interrompre.

 

Page 488 : De mémoire d'hommes, Tchernobyl restera comme un chancre pour l'humanité.

 

Page 499 : Sans le martyr et l'abnégation de ces six cent mille liquidateurs qui ont lutté contre le risque de fission dans le réacteur N°4, l'Europe serait inhabitable aujourd'hui ! Essayez d'imaginer un no man's land de millions et de millions de kilomètres carrés vide de toute forme de vie et des dizaines de pays rayés de la carte.

 

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Mon avis : Le lieutenant-colonel Caron – Frédéric Preney-Declercq

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Un colonel impérial assassiné dans une auberge parisienne.
Son secrétaire particulier, originaire de Basse-Terre, agréable et brillant, mais empli de mystère.
Un officier à la retraite, le lieutenant-colonel Caron, manigançant autour de la prison de Colmar où sont enfermés les conjurés du complot de Belfort.
Un ex-officier d'ordonnance, Jean-Baptiste Dumoulin, enfilant le costume de Mentor auprès de l'un des bâtards de Napoléon, Charles Léon, âgé de seize ans, avec le rêve d'une destinée à la hauteur de son illustre sang.
Louise, une orpheline arrachée à une compagnie de voleurs du Quartier latin et confiée à l'éducation sévère d'un couvent.
Les préoccupations ne manquent guère pour Eugène Chenard, inspecteur de police, rue de Jérusalem.
Surtout qu'après sept ans de règne, Louis XVIII est toujours malmené, à la Chambre des députés et au dehors par le parti libéral et son guide naturel, le général Lafayette, le vieil étendard de 1789.
Mais ce roi mal-aimé parait surtout menacé par la Charbonnerie, cette armée de l'ombre à l'effectif infini et aux pensées régicides. La France, serait-elle à deux doigts de vivre une nouvelle révolution ?
Le rebondissement de multiples situations, le foisonnement de personnages où s'extraient d'attachants portraits, la présence permanente de l'Histoire, font de "Le lieutenant-colonel Caron" un grand roman d'aventure et d'amour, mais aussi une belle leçon de la période de la Restauration (1815-1830).

 

Mon avis :

 

Voila un petit pavé, 564 pages, mais écrit tout petit !.. j'en suis restée bouche bée .

Donc finalement c'est quand-même un sacré pavé !!
Mais il m'a plu tout de suite.
C'est bien écrit, bien décrit, c'est comme si je les voyais tous ces personnages et tous ces décors d'époque.
Par contre, je me rends compte de l'ampleur de mon ignorance concernant cette page de l'histoire de France, la période de la Restauration, de 1815 à 1830, qui est le retour de la monarchie après la Révolution française.
C'est très documenté, c'est passionnant même si j'aime moins l'aspect politique que la petite histoire.
Mais je suis persuadée que pour quelqu'un qui se passionne pour cette période de l'histoire, c'est un livre captivant.
Il y a profusion de personnages, et de situations.
Il y a des complots, des conspirations et on se rend compte à quel point cette époque était passionnée politiquement.
Et puis il y a les imbroglios sentimentaux, de loin ce que j'ai préféré, devant lesquels on se rend compte de l'ambivalence des émotions et des désirs parfois, surtout lorsqu'ils sont doublés de perfidie et de manœuvres politiques.
Et il y a mon personnage préféré, Achille Fleischmann, mulâtre originaire de Guadeloupe, qui a grandi au milieu des blancs, élevé par eux.

Alors qu'il est suspect dans l'assassinat de son patron le colonel Ferier, il se fait embaucher comme secrétaire de police auprès de l'inspecteur Chenard qui mène l'enquête.
C'est un personnage atypique, avec des blessures enfouies, et je me suis posée pas mal de questions le concernant. Il m'a passionnée.
Ce roman m'a donné le sentiment qu'on en est toujours au même point siècle après siècle : le pot de fer contre le pot de terre, les riches trop riches contre les pauvres trop pauvres, les jouisseurs contre les bêtes de somme... et que c'est tout cela qui exacerbe perpétuellement les passions, les révoltes, les mouvements sociaux.
En tout cas un magistral cours d'histoire, romancé, avec des personnages secondaires aussi passionnants que les personnages historiques et une ambiance qui m'a complètement mise dans l'époque.
Plus qu'à lire le tome 2 pour connaître la suite.

Merci à Frédéric Preney-Declercq et à bod.fr pour l'envoi de ce roman.

 

Citations :

 

Page 138 : Aujourd'hui je pense qu'un ou deux ans derrière ces grilles monastiques, le temps de faire ''une bonne première communion '' te conviendra. On t'y enseignera bien sûr de la religion, de la dévotion même, certes, mais point trop n'en faut. Il s'agit surtout de t'instruire, d'apprendre à lire et écrire, de parfaire tes connaissance et aussi te préparer à une destinée d'épouse fidèle et de mère dévouée, de t'apprendre à craindre Dieu, les lois et aussi de respecter ton futur mari.

 

Page : 344 : Il s'agit d'un combat entre l 'ancien monde qui est revenu et le nouveau issu de la Révolution, entre ceux qui possèdent et ceux qui n'ont rien.

 

Page 442 : -Alors que vous les hommes, dit la dame d'un ton de dérision, quoique l'on y perçut comme une note de gravité, une peur intérieure, vous vous usez comme une roche, régulièrement, mais imperceptiblement. Nous, les femmes, pauvres hères, nous vieillissons en une nuit, subitement, malgré nos efforts, pour nous retrouver comme une fleur gelée par un soir d'hiver, fanée, sans sève, bien souvent pour notre malheur...

 

 

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Mon avis : Une agate rouge sang – Frédérick Maurès

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943.

Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé.

Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

 

Mon avis :

 

C'est beau ! Tout de suite !!

Elle est tellement bien évoquée la tristesse de la perte, du deuil :

"Je m'étais persuadé que Madame Marie-Louise nous enterrait tous. Et je n'étais pas le seul. Tant la vie qui n'en finit pas de s'accrocher nous semble ne jamais devoir disparaître. Innocence de ceux qui refusent de voir la réalité des choses, la fragilité de nos mécaniques usées d'avoir trop donné ou trop souffert."

C'est doux et paisible, comme la campagne. Il émane de ces lignes une quiétude bienfaisante.

Pendant tout le roman, l'auteur nous emmène dans plusieurs époques à la découverte des personnages, de leurs passé et de leurs liens.

Puis quand Mathieu hérite de Marie-Louise un appartement à Paris et découvre une correspondance qui commence dans les années trente, on est emporté par des questions et le suspense s'installe. Ça devient une fuite en avant captivante pour savoir, qui, quoi, que s'est-il passé en 1943 ?.. Qui était Marie-Louise ? Qu'a-t-elle fait ? Quels secrets a-t-elle gardés enfouis depuis tout ce temps ?

Ça devient totalement addictif, et je n'ai pu m'empêcher d'émettre toute sorte d'hypothèses.

Et vraiment, l'alternance des chapitres entre le passé et le présent donne une tension incroyable au suspense. Jusqu'au bout du bout Frédérick Maurès sait distiller l'angoisse et nous laisse suspendu aux révélations qu'on espère et que peut-être on entrevoit.

 

Citations :

 

Page 8 : Quand on atteint allègrement et sans avoir l'air de rien, l'âge plus que canonique de quatre-vingt-dix-sept ans, on ne saurait imaginer que le souffle de la vie puisse s'échapper un jour.

 

Page 27 : Quand on y pense, il existe tant de questions que l'on ne pense pas à poser aux êtres qui nous sont chers quand ils sont encore de ce monde et dont les réponses nous font parfois cruellement défaut lorsqu'ils nous ont quittés.

 

Page 87 : Elle qui me répète sans cesse, pour consoler mes chagrins d'enfant, que la vie est belle et que pleurer n'est pas lui rendre l'hommage qui lui est dû...

 

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Mon avis : 12 years a slave - Solomon Northup

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

1841, ville de Washington. Deux hommes abordent Solomon Northup et lui proposent de jouer du violon dans leur cirque itinérant. À peine a-t-il accepté qu'il est drogué et enlevé. Son identité effacée, il se retrouve contraint de se présenter comme un esclave de naissance. Pendant douze ans, Solomon est vendu de propriété en propriété, travaillant dans les champs de coton ou sur des chantiers de construction en Louisiane. Dormant à même le sol, affamé, fouetté, il est menacé de mort par des maîtres qui le considèrent comme un sous-homme. Seule sa volonté de fer lui permet de ne pas sombrer dans la folie, car Northup n'a qu'un objectif : survivre pour revoir sa femme et ses trois enfants. Le récit d'un individu prêt à tout pour ne pas oublier qui il est : un homme libre.

 

Mon avis :

Une plongée terrible dans l'histoire vraie d'un homme né libre au XIXème siècle en Amérique, enlevé et vendu comme esclave parce qu'il avait la peau noire.
En commençant ce livre j'ai eu un peu peur de m'y ennuyer.
Je m'explique : je préfère nettement les romans à toute autre lecture, mais j'aime aussi les biographies si elle sont écrites sous forme de roman.
Or là, il s'agit d'un récit, à la première personne. Et pourtant il m'a happée dès le début, et même dès l'avant-propos.
Évidemment c'est très dur mais bizarrement j'ai été plus émue par des romans sur l'esclavage que par cette histoire vécue.
Je suis quand-même sidérée qu'un peuple si croyant ait pu maintenir une partie de l'humanité en esclavage, lui infligeant tant de sévices et de souffrances. Je me suis toujours demandée comment il faisait pour ne pas avoir de problème de conscience, car, qu'en est-il de la charité chrétienne dans tout ça ? Galvanisés semble-t'il par leur pouvoir absolu sur leurs esclaves, de nombreux maîtres étaient d'une cruauté sans limite envers leurs "négros" comme ils les appelaient.
Donc pour résumer : c'était très instructif mais il m'a manqué ce petit je-ne-sais-quoi qui m'aurait fait vibrer, hélas ça n'a pas été le cas.
Je n'ai pas ressenti sa peur, je n'ai pas ressenti sa douleur face à l'injustice et l'ignominie dont il a été victime.
Mais j'ai, comme toujours, été écœurée du sort qui a été réservé à cette partie de l'humanité.
Ce témoignage de l'intérieur est édifiant, d'autant plus que 
Solomon Northup était instruit et qu'il a excellemment bien retranscrit son histoire.

 

Citations :

Page 23 : Je suivis la route d'Albany, laissant Saratoga derrière moi, ravi de mon nouvel emploi et heureux comme je l'étais chaque jour de ma vie.

 

Page 37 : Je n'avais pas encore conscience de l'étendue de «''l'inhumanité de l'homme envers l'homme'', ni du degré infini de cruauté qu'il est prêt à atteindre par amour du gain.

 

Page 173 : L'existence de l'esclavage dans sa forme la plus cruelle a tendance à rendre violent les hommes qui l'observent, même les plus compatissants. Témoins quotidiens de la souffrance humaine, ils écoutent les gémissements d'agonie de l'esclave, le tiennent sous le joug de leur fouet sans pitié, mordu et assailli par les chiens , le laissent mourir sans soin, l'enterrent sans linceul ni cercueil. Dès lors, on ne peut attendre d'eux qu'ils traitent la vie humaine autrement qu'avec violence et négligence.

 

Page 211 : Qu'ils sont dupes ceux qui se flattent de penser que l'esclave ignorant et avili n'a pas conscience de l'ampleur des torts qu'on lui cause. Qu'ils sont dupes ceux qui s'imaginent que quand il se relève après avoir été à genoux, son dos lacéré et en sang, il n'a en lui que des sentiments de soumission et de pardon. Il viendra peut-être, il viendra si ses prières sont entendues, le jour terrible où l'esclave se vengera et où le maître hurlera à son tour en vain qu'on ait pitié de lui.

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Mon avis : Les ombres du mal - Céline Spreux

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

Juillet 2017. Région des 3 frontières en France. Alors que l’été s’annonce caniculaire, un corps est découvert dans un Clos.
La brigade de gendarmes de Briey va se retrouver confrontée à un tueur en série dont la créativité n’a d’égale que la cruauté.
Á leurs côtés, Erin MacMillan, profileuse du Département des Sciences Comportementales à la réputation borderline, aura la lourde charge de les seconder dans cette chasse sans répit. Et elle est loin d’imaginer en débarquant à Briey à quel point la noirceur des événements va faire échos à ses propres ténèbres...

 

Mon avis :

Tout d'abord, j'ai voulu lire cette histoire parce qu'elle se passe en Lorraine, à Briey, ma ville natale... que je ne connais pas !

 

Alors, Céline Spreux aime le démarrage en trombe, tant mieux, moi aussi. Dès le départ de son histoire elle plante le décor : on est dans le crime affreux, le meurtre cruel et sadique.

Ensuite il y a les flics, des gendarmes en fait, quatre hommes et une femme, plus une profileuse, personnages tous intéressants, qu'on a envie de mieux connaître tant certains ont des zones d'ombre... mais patience, c'est distillé au fil des chapitres, ça laisse planer le mystère !

Pour ma part, j'aime l'idée de la profileuse dans l'équipe, qui apporte une profondeur psychologique à l'histoire, avec l'étude comportementale du tueur qui a pour but d'entrer dans sa tête afin d'anticiper ses actes.

Quelques retours dans le passé, dans les souvenirs de certains personnages, nous donnent des aperçus des fêlures de leur enfance, qui ont construit les adultes qu'ils sont devenus.

L'histoire est prenante, entre le tueur qui rôde, telle une ombre, et les gendarmes qui le traquent mais sans avoir vraiment de piste...

J'ai trouvé la psychologie de personnages passionnante, l'histoire bien ficelée, l'intrigue captivante et il est difficile d'approfondir au risque de divulguer des détails qu'il faut découvrir au fil des pages.

Mais on est surpris jusqu'à la toute fin.

J'ai dévoré ce thriller !!!

 

Petit bémol me concernant, Enzo, le flic d'origine italienne, arrivé en France à l'âge de six ans, qui parle un peu trop italien à mon goût pour quelqu'un ayant grandi en France... j'ai des notions d'italien qui m'ont permis de comprendre à peu près les termes utilisés mais ça ne coule quand-même pas de source pour moi.

 

Merci à @celinespreux et à @bodfrance de m'avoir gentiment envoyé ce livre.

 

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Mon avis : Entrez dans la transe - Céline Spreux

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Lorsqu'elle se réveille à l'hôpital après trois jours dans le coma, Caroline n'a aucune idée de comment elle a atterri là, ni aucun souvenir des jours précédents.

Aidée par un psychiatre de renom pratiquant l'hypnose, elle va tenter de remonter le fil de sa mémoire pour découvrir des secrets qu'elle aurait peut-être dû laissés enfouis... Entre visions sanglantes et angoisses latentes, elle va se retrouver prise dans les filets d'un esprit toujours plus tortueux.

Un thriller hypnotique qui joue entre réel et imaginaire, conscient et inconscient, pour emporter le lecteur dans le tourbillon d'un puzzle troublant.

 

 

Mon avis :

 

On entre de plain-pied dans l'histoire, dès le prologue on y est.
Je suis depuis toujours fascinée par l'hypnose et totalement terrifiée par l'idée de l'amnésie.
Cette histoire traite des deux, même s'il ne s'agit que d'une amnésie très courte sur quelques heures et non pas totale.
Caroline est retrouvée sur un banc, avec des plaies aux mains et à la tête, elle ne se souvient pas de ce qui s'est passé.
Elle accepte donc de suivre une thérapie par l'hypnose, dans un hôpital psychiatrique.
Les histoires qui se passent dans les hôpitaux psychiatriques sont généralement assez fascinantes car on en vient à se demander ce qui est vrai et ce qui est faux, à soupçonner des manipulations de part et d'autre, et finalement le lecteur arrive à mettre en place toutes sortes d'hypothèses, suscitées bien évidemment par l'auteur.
C'est très malin !

Céline Spreux nous embarque sur ce terrain chaotique, où on ne sait plus si on doit croire Caroline saine d'esprit ou bien délirante, le psy sincère ou manipulateur, le personnel soignant ainsi que les autres patients des imposteurs ou non...
Et plus on avance dans l'histoire, plus la tension et l'intérêt s'accroissent.
Et je dois bien dire que je me suis fait balader jusqu'à la fin et qu'aucune des hypothèses que j'avais émise n'était la bonne.
Merci à 
Céline Spreux  et à bodfrance de m'avoir gentiment envoyé ce livre, en plus de celui que je souhaitais.

 

 

Citation :

 

Page 200 : Petit à petit, morceau par morceau, son âme se disloquait dans une folie qui la recouvrait comme un plaid bien chaud les soirs d'hiver, prête à prendre possession de son corps dès qu'elle aurait abdiqué.

 

 

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Mon avis : Le diable en personne - Peter Farris

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

 

Mon avis :

Waouhhh ! En voilà un auteur qui sait captiver son lecteur dès l'ouverture de son roman !

Je viens de passer des heures haletantes à la lecture de cette histoire.
Il s'agit là d'un véritable page-turner ! Je me suis trouvée instantanément sous emprise, avec l'envie furieuse de tout planter pour lire ce livre d'une traite.
Des personnages fascinants, des situations oppressantes, et l'envie d'avancer, de s'y plonger totalement pour savoir.
Maya, victime d'un vaste trafic de prostituées, échappe à une tentative d'assassinat grâce à Léonard, un vieux solitaire qui n'aime pas qu'on empiète sur ses terres.
Au fil de l'histoire on passe d'un monde à l'autre. de la ville et ses bas fonds, ses traffics sordides, son élite pervertie, à la nature grandiose dans laquelle Maya a trouvé refuge.
Deux mondes, deux modes de sauvageries différents.
Des rebondissements et du suspense, jusqu'à la fin, c'est rythmé, ça va à une vitesse folle !
Je n'ai plus qu'à lire les autres romans de 
Peter Farris !

 

Citation :

Page 156 : C'est pas mon problème si le maire de notre bonne ville a un appétit sexuel à épuiser un bonobo.

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Mon avis : Là où les lumières se perdent - David Joy

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, qui fait baisser les yeux. Plus qu'un nom, c'est une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charles McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable.

Plus qu'un nom, c'est presque une malédiction pour son fils, Jacob, dix-huit ans. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se demande plus que jamais s'il doit ou non suivre la voie paternelle. Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, il a encore l'espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie, dont il est amoureux. Mais cela ne pourra se faire sans qu'il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.

 

 

Mon avis :

 

Dès le premier chapitre j'ai senti que je mettais les pieds dans une histoire que j'allais adorer et qui allait sûrement énormément m'émouvoir !
J'aurais dû aller à la découverte de 
David Joy bien avant !.. il m'a emportée dans son histoire dès les premières lignes.
C'est sombre, c'est laid et pourtant d'une beauté incroyable.
La vie est laide, les actes sont laids, les sentiments sont beaux tant ils sont désintéressés, tel l'amour de Jacob pour Maggie.
Jacob, dont la personnalité est aux antipodes de celle de son père. Il a beaucoup de sensibilité alors qu'il est le fils d'un parfait abruti, criminel, misogyne et brut de décoffrage, et d'une junkie. Il est comme une lueur dans ce monde de noirceur :
"J'avais été chié par une mère accro à la meth qui venait juste d'être libérée de l'asile de fous. J'étais le fils d'un père qui me planterait un couteau dans la gorge pendant mon sommeil si l'humeur le prenait.
Je ne crois pas au destin, je pense que rien n'est écrit et qu'il nous revient de tracer notre chemin. Mais beaucoup ne le croient pas et se sentent prisonniers de la place que la naissance leur a donné et c'est ce qui les empêchent d'avancer dans la direction qu'ils voudraient.
C'est l'avis de Jacob, qui pense être marqué au fer rouge par son nom, par la lignée des McNeely, par leur destin.
Il est amer et résigné, sans espoir autre qu'un avenir sombre, condamné à rester ad vitam aeternam dans ce coin des Appalaches qui n'est rien d'autre pour lui que l'antichambre de la mort.
Sa seule lueur au bout du tunnel c'est Maggie. Il rêve de la voir partir loin de cette crasse pour se construire un avenir digne d'elle.
C'est une histoire poignante, où l'injustice prend souvent à la gorge.
C'est en lisant des histoires comme celle-là que je me dis que certaines personnes ne devraient jamais avoir d'enfants tant ils sont incapable de leur donner le minimum : de l'amour, de la considération, de la confiance et surtout l'espoir.
Le père de Jacob m'a sans cesse fait penser à la phrase "Tu seras un homme mon fils", avec tout ce qu'elle peut comporter de préjugés malsains et méprisants.
Le deuxième roman de 
David Joy m'attend dans ma pal, je le lirai très bientôt.

 

 

Citations :

 

Page 162 : Il était impossible d'échapper à qui j'étais, à l'endroit d'où je venais. J'avais été chié par une mère accro à la meth qui venait juste d'être libérée de l'asile de fous. J'étais le fils d'un père qui me planterait un couteau dans la gorge pendant mon sommeil si l'humeur le prenait.

 

Page 235 : Je suppose que les seuls moments où je pouvais presque embrasser une idée aussi vaste que Dieu, c'était quand je voyais une lumière danse dans les yeux des vivants, lumière que mon père n'avait jamais eue.

 

Page 243 : Nous nous tenions les mains comme si nous étions sur le point de danser, et quand je regardais dans ses yeux, je voyais tout ce que j'avais toujours voulu mais ne pourrais jamais avoir.

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