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Mon avis : L'énigme de la chambre 622 - Joël Dicker

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.

Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.

Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Avec la précision d’un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au cœur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça.

 

 

Mon avis :

 

Tout d'abord j'ai été déroutée par cette narration à la première personne, d'autant que le personnage se prénomme Joël.
Je me suis demandée s'il s'agissait de lui ou s'il avait juste voulu nommer son personnage comme lui-même et en faire un écrivain avec le même éditeur que dans la réalité.

En tout cas, rapidement il m'a harponnée avec son intrigue qui se profile tout doucement. Joël Dicker m'embarque à chaque fois dès les premières pages.
Il nous pose les pièces d'un puzzle comme il aime faire...
Et moi j'adore sa façon de poser tous les éléments pas à pas, calmement, en nous faisant languir.
Je trouve ça extrêmement intéressant les allers-retours dans le passé. Oui, parce que là encore, l'histoire se passe sur plusieurs périodes.
Il nous sème des éléments et indices qui me tiennent en haleine chapitre après chapitre. J'aime aussi énormément les protagonistes qu'il nous invente, ils ont tous une grande importance dans l'histoire, même si parfois je me suis interrogée sur la vraisemblance de certains, alors que finalement oui, ça tient super bien la route !
Il nous offre une palette de personnages, certains attendrissants, d'autres exaspérants, parfois drôles.

L'intrigue est savamment alambiquée, Joël Dicker balade le lecteur de fausses pistes en révélations, à moins que... en fait jusqu'au bout du bout il nous mène par le bout du nez et franchement mes nerfs ont été mis à rude épreuve plus d'une fois !

Ce roman est aussi une très belle déclaration d'amour et d'admiration à Bernard de Fallois, son défunt éditeur...
D'ailleurs, quand il parle de la mort de son mentor, du manque lié à cette disparition, de l'incompréhension qui en découle malgré l'âge avancé de celui-ci, je comprends tout à fait. Il y a des gens tellement importants qui traversent nos vies qu'on a du mal à admettre qu'ils soient mortels. On se berce de l'illusion qu'ils seront toujours là.

Et quelle bonne idée d'intégrer ce personnage si important pour lui à son roman. Il le fait revivre à travers ce qu'il a été avec brio, exigence et ouverture d'esprit, son rôle d'éditeur, mais aussi d'ami.

J'ai aimé ce roman comme les précédents, je ne me lasse pas de la méthode Dicker, qui nous emmène tout doucement vers le but mais sans tout à fait nous donner trop rapidement ce qu'on cherche ; avec lui la révélation se mérite !

 

 

Citations :

 

Page 27 : - Les gens considèrent souvent que l'écriture d'un roman commence par une idée. Alors qu'un roman commence avant tout par une envie : celle d'écrire. Une envie qui vous prend et que rien ne peut empêcher, une envie qui vous détourne de tout. Ce désir perpétuel d'écrire, j'appelle ça la maladie des écrivains. Vous pouvez avoir la meilleure des intrigues de roman, si vous n'avez pas envie de l'écrire, vous n'en ferez rien.

 

Page 179 : Bernard était de ces grands hommes d'un autre siècle, faits dans un bois qui n'existe plus aujourd'hui. Dans la forêt des êtres humains, il était un arbre plus beau, plus fort, plus grand. Une essence unique qui ne repoussera plus.

 

Page 184 : - Je vis un peu dans le passé...

  • Nous le faisons tous, la rassurai-je. C'est une bonne façon de survivre.

 

Page 253 : Il y a un temps où j'étais lumière. Mais depuis la mort de ma femme, je vis dans les ténèbres. La mort de l'autre, c'est comme si l'on vous arrachait le cœur et qu'on vous demandait de continuer à vivre ensuite.

 

Page 390 : - Quelle étrange invention que le couple, qui finit immanquablement par nous faire sentir seul à deux...

 

Page 569 : Où vont les morts ?

Partout où l'on peut se souvenir d'eux. Surtout dans les étoiles. Car elles ne cessent de nous suivre, elles dansent et brillent dans la nuit, juste au-dessus de nos têtes.

 

 

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Mon avis : Survivre - Vincent Hauuy

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d’eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l’ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C’est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.

Dans l’énorme complexe construit ad hoc dans l’Idaho, le lancement de Survivre s’annonce spectaculaire. Mais lorsqu’un agent de la DGSE infiltré dans l’organisation de Perez disparaît, son frère, l’ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l’émission. Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d’un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.

 

 

Mon avis :

 

L'histoire commence le 17 avril 2035.
Le monde est en proie à des canicules et des épidémies de plus en plus fréquentes.

J'ai beaucoup aimé, dès le début de l'histoire, les descriptions de la beauté de la nature qui nous entoure, avec cette sensation de fragilité qui nous dit que tout cela pourrait disparaître parce que nous n'en prenons pas soin. Ça ramène tout de suite aux choses essentielles, qu'on perd de vue trop souvent.

Dans ce monde là, au bord du gouffre, Florian Starck vit en autarcie, après un drame personnel.
Il est quelque peu misanthrope, très critique sur la société consumériste, et carrément rentre-dedans. Il est sans filtre, il ne prend pas de gants pour exprimer son opinion. J'ai adoré son côté cash !
Il va finalement accepter de participer à une émission de télé réalité, en tant que coach de survie, pour des raisons qui le touchent de près, en quête de vérité.

Tout m'a plu dans ce roman :
Le sujet axé sur l'écologie.
L'aspect futuriste.
Les personnages.
Le suspense.
Et bien que la télé réalité ne m'intéresse pas en tant que telle, j'adore les histoires qui s'en inspirent.
On y apprend aussi pas mal de choses, sur la technologie de pointe, l'intelligence artificielle et tout ce qu'elle peut avoir de terrifiant, le transhumanisme, la collapsologie et le survivalisme.

Il y a du vocabulaire aussi : eidétique, halitose... et tant d'autres ! Vous ne connaissez pas ? Moi non plus jusque-là, mais comme je suis adepte du dictionnaire j'ai appris des choses  et j'adore ça.

Ce roman écolo, pamphlet sur la "surdité" des décideurs, l'égoïsme et la folie de l'humanité, vous attrape et ne vous lâche plus !
Mais j'ai aussi eu la terrible impression de lire un livre effroyablement prophétique.

 

 

Citations :

 

Page 37 : Au loin, les cimes blanches des Alpes baignaient dans un bigarré de mauve et d'orange. Je me suis arrêté un instant pour profiter du calme. Hélas, un sentiment de désespoir a chassé bien trop tôt ma plénitude contemplative. Je ne pouvais m'empêcher de voir dans le ciel féerique une fresque de fin du monde. Une élégie célébrant l'extinction de l'humanité. Et plus j'observais l'horizon, plus une question grandissait : combien de matinées comme celles-là, avant que nous ne disparaissions tous ?

 

Page 54 : Pour ma part, je pensais qu'il n'y avait pas besoin d'un supervolcan ni d'un tremblement de terre dévastateur pour achever l'humanité. Elle y parvenait très bien toute seule et je craignais bien plus l'inquiétante montée en puissance des groupes religieux militarisés et autres sectes.

 

Page 172 : Nous subissions déjà de plus en plus de canicules, mais la population n'était pas prête à sacrifier les steaks issus de l'élevage intensif, les bonnes douches matinales, le plastique, les voitures à essence.

 

Page 374 : - Quand je regarde ce lever de soleil, je me dis qu'on a vraiment merdé quelque part. On avait tout, pourtant. Mais non, il a fallu qu'on finisse par scier la branche sur laquelle on avait posé notre cul.

 

 

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Mon avis : Modifié – Sébastien L. Chauzu

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Une province du Canada où la neige tombe jour et nuit. Une détective au caractère bien trempé et à la carrière peu glorieuse. Un mari conciliant, ses deux chiens et sa fille insupportable. Un adolescent différent qui surgit de nulle part, aime déblayer les allées, rêve de conduire un chasse-neige, et qui répond au nom de Modifié. Un meurtre, une enquête dans un lycée et un riche héritier à sauver.
Bienvenue dans le roman le plus tendre et le plus loufoque de l'histoire du New Brunswick. L'héroïne s'appelle Martha Erwin. Son existence se résumait à mener ses filatures et tâcher de débarrasser son couple des encombrants bagages de son mari - deux bichons et une fille. Son credo était jusqu'ici familles, je vous hais. Mais l'arrivée de Modifié dans sa vie va tout faire basculer. Hilarant et bouleversant, Modifié fait partie de ces livres inoubliables.
Un film des frères Coen à lire, un condensé d'émotion et d'humour. Une histoire qui nous prend, nous fait rire et pleurer. Qui nous modifie pour toujours.

 

Sébastien L. Chauzu est professeur dans un lycée du New Brunswick au Canada. Modifié est son premier roman.

 

 

Mon avis :

 

Alors... dans la série des livres drôles, je demande ?... MODIFIÉ ‼!

En démarrant cette lecture, je me suis dit que j'avais dû prendre le train en marche, qu'il devait s'agir d'une suite, parce que c'est ce que me laissait supposer la phrase de départ.
Que nenni ! C'est un premier roman et l'entrée en matière est plutôt singulière !

Martha, détective, est une sorte de mégère domestique, qui ne peut pas blairer les enfants, dont Allison la fille adulte de Allan son conjoint, pas plus que ses deux bichons ni les animaux en général.
En fait elle n'a l'air d'aimer personne, et ça amène des dialogues et des réflexions totalement jubilatoires.
C'est tout l'état d'esprit de Martha qui m'a fait hurler de rire. Car elle est aussi sans illusions sur elle-même et ne prend jamais de gants.
Mais sa misanthropie n'est-elle pas finalement juste une armure ? Et pour se protéger de quoi d'ailleurs ?..

Les personnages dans l'ensemble sont délirants, un vrai régal !.. et les plus barrés, Martha et Modifié, JE LES AI ADORÉS 

C'est aussi une belle, une très belle histoire, avec des personnages profonds...
Ça a été une lecture absolument parfaite pour moi, pleine de drôlerie, de vacheries assénées comme des uppercuts, et de tendresse pudiquement cachée.

Voilà un livre que je n'ai plus eu envie de lâcher une fois commencé 

 

 

Citation :

 

Page 45 : Le chien qu'Allison avait posé par terre s'est mis à lécher le cul de l'autre. Allison s'est redressée et on les a tous regardés faire. Personne n'a essayé de les arrêter. Les bnichons d'Allan se rendaient ce genre de petits services. Je me suis demandée ce qui se passerait si on décidait de faire fi du cadre social. Peut-être que j'aurais enfoncé ma fourchette dans la cuisse d'Allison, ou ma langue dans sa bouche ?

 

Page 61 : Il n'y a rien de plus énervant que les gens qui font tout pour ne pas vous énerver.

 

Page 91 : Barjal ; un prof ; à poil dans la piscine de son école ; pendant l'heure du déjeuner. Les Français ont des mœurs particulières, ça ne se discute pas, mais de là à prendre la piscine de l'école pour le bassin d'un camp naturiste...

 

Page 162 : Je n'avais jamais dit « grandis » à personne, jamais. Je n'aimais pas les adultes qui disaient ce genre de choses, souvent des vieux rassis qui voulaient à tout prix voir les jeunes abandonner la plus belle part de leur existence pour leur ressembler.

 

Page 242 : On a tendance à confondre pitié et compassion alors que la pitié est à la compassion ce que la gifle est à la caresse.

 

 

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Mon avis : Backup - Guy-Roger Duvert

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Dans un futur plus ou moins proche, l’immortalité est devenue un service, un monopole détenu par la multinationale Backup. Les clients procèdent régulièrement à des sauvegardes de leur psyché - souvenirs, personnalité, tout ce qui les définit en tant qu’individu. Le jour où ils meurent, leur sauvegarde la plus récente est téléchargée dans l’un de leurs clones, prêt à être activé. L’immortalité à la portée de tous. Du moins des plus nantis.

Aiden Romes est un flic. Honnête, droit dans ses bottes, psychorigide, même, diraient certains de ses collègues moins regardants avec la loi. Il est bon dans ce qu’il fait, mais un tel métier effrait de plus en plus sa compagne, enceinte de plusieurs mois et terrifiée à l’idée de perdre son époux. La situation change cependant le jour où il contribue à sauver la fille du dirigeant de la firme Backup, qui le remercie en lui offrant un abonnement gratuit aux services de la compagnie. Il va rejoindre la caste fermée des immortels, et pourra enfin continuer le job qu’il aime sans que sa compagne n’ait plus à en souffrir. Il s’installe dans le siège de connexion, ferme les yeux...... et les rouvre quelques secondes après dans un lieu qu’il ne connait pas. Mais surtout dans un corps qui n’est pas le sien! C’est pour lui le début d’une descente aux enfers, où il devra voir jusqu’où il sera prêt à violer ses propres principes et ainsi se salir les mains afin de protéger les siens et déjouer un complot de portée mondiale. La technologie Backup constitue-t-elle l’accès à l’immortalité pour l’être humain, ou bien la perte de son identité?

 

Backup est le troisième roman de Guy-Roger Duvert, réalisateur, compositeur de musiques de films et auteur vivant à Los Angeles depuis une dizaine d'années. Il s'agit d'un récit indépendant à sa saga Outsphere, dont le troisième tome est en cours d'écriture et dont le premier a remporté le prix Amazon TV5 Monde en 2019. Backup est un action thriller dynamique, qui explore les implications philosophiques que pourra représenter l'avènement d'une telle technologie que certains scientifiques prévoient aujourd'hui comme possible dans les années 2050.

 

 

Mon avis :

 

Un futur proche, trop proche au vu de ce qui nous pend au nez...

Depuis quelques années je me rends compte que ce que j'imaginais comme de la science-fiction il y a quelques décennies, se rapproche dangereusement de notre réalité.
Et ça fait d'un coup beaucoup moins rêver.
Avec ce roman, on entre de plain-pied dans l'histoire, avec des décors du futur comme je les aime.

Aussitôt, on nous offre l'immortalité, via de la pub à la télé, comme pour des voitures de luxe... mais évidemment réservée uniquement à ceux qui ont les moyens. Comme toujours, on fait rêver le monde, mais ça n'est accessible qu'à une minorité.
Et ça, c'est un vaste sujet. Est-ce que réellement on en rêve de l'immortalité ? Est-ce qu'on la souhaite ?
Pour ma part, non ! L'idée de l'immortalité m'épouvante autant que la mort. Plus même. Mais un roman qui traite de ce sujet, j'adore !
Ça ouvre des horizons totalement flippants, car la lie de l'humanité pourrait devenir immortelle pour peu quelle en ait les moyens.

On découvre aussi une société adepte du transhumanisme, ce qui fait froid dans le dos car selon moi on a déjà un pied dedans avec la chirurgie esthétique à tout va.
L'action est là, tout de suite, dans ce polar futuriste.
Ce roman est un véritable page-turner où on va de surprises en rebondissements inattendus.
Il traite des détournements qui peuvent être fait de toute invention, au profit de gens peu scrupuleux qui n'ont d'autres buts que l'enrichissement personnel et la domination absolue, mais aussi de ceux qui luttent pour sauvegarder l'humanité telle qu'elle doit rester.
Il s'agit là de thèmes universels, et c'est vraiment bien traité.
Le suspense est au rendez-vous tout le long de cette histoire.

Une écriture vraiment très agréable qui embarque le lecteur chapitre après chapitre et qui m'a fait passer un excellent moment !
Et bien sûr, maintenant j'ai envie d'aller découvrir les autres romans de Guy-Roger Duvert.

 

 

 

Citation :

 

Page 26 : Aiden était déjà policier lors de leur rencontre. Cela faisait partie du contrat dès le départ. Elle savait avec quelles contraintes elle acceptait de vivre. Mais la raison est une chose, les émotions en sont une autre.

 

 

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Mon avis : Ásta - Jón Kalman Stefánsson

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

"Pour tromper le monde, je m’habille avec élégance chaque fois que je sors. J’allume mon sourire. Je maquille un peu ma tristesse puis je mets mes lunettes de soleil pour que personne ne remarque ton absence au fond de mes yeux."

Reykjavík, début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur fille Ásta, d’après une grande héroïne de littérature islandaise. Un prénom signifiant - à une lettre près - amour et qui, croient-ils, ne peut que porter chance à leur fille…
Ce roman lyrique et charnel raconte l'urgence autant que la difficulté d'aimer, malgré notre quête inlassable du bonheur.

 

« Un roman aussi superbe qu'envoûtant. La vie s'engouffre dans ces pages, avec tout ce qu 'elle charrie d'incompréhensible, de torrentiel et de dévastateur. »

Florence Noiville, Le Monde des livres

 

 

Mon avis :

 

C'est beau, poétique et sans doute à cause de ça j'ai eu du mal au départ à ne pas m'échapper involontairement du roman. Mon esprit, sans cesse, voulait vagabonder.

Cependant j'ai beaucoup aimé, et certains passages parlaient directement à mon enfance, et finalement aussi à l'adolescente puis à la jeune adulte que j'ai été.

C'était tellement beau que par moments j'ai failli croire que la mort est belle.
Il y a tant de profondeur dans ce texte !..
En fait, ça parle de la vie, du temps qui passe, de la famille et de l'amour aussi, et ça m'a ramenée sans cesse à ma propre histoire, d'où mon vagabondage quasi-permanent dans mes souvenirs. C'est LE sujet universel, la vie en somme, et finalement il faut croire que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.

Au fond je pense que c'est un livre qui doit parler à tout un chacun, pour peu qu'on soit taraudé par des questions existentielles !

J'y ai pourtant trouvé des longueurs, un moment où je me suis traînée comme une âme en peine et où j'ai eu du mal à trouver de l'intérêt. Heureusement ça n'a pas duré longtemps.
Les allers-retours fréquents dans le passé m'ont un peu perdue par moments sans que ça ne gêne vraiment l'histoire.

 

J'ai envie de conclure par une phrase de Jean d'Ormesson qui selon moi résume bien ce roman : ''La vie est une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses.''

 

 

Citations :

 

Page 25 : Il regarde la jeune femme, elle lui sourit. Qu'il est merveilleux de pouvoir sourire, si nous n'en étions pas capables, cette planète serait inhabitable.

 

Page 31 : Est-ce vrai ? Est-ce la raison pour laquelle les enfants rechignent tant à s'endormir : parce qu'ils comprennent malgré leur jeune âge que le sommeil est le frère de la mort ?

 

Page 42 : Ceux qui sont aimés des dieux meurent prématurément. Nous, les autres, les médiocres, nous nous suicidons.

 

Page 77 : En revanche, personne ici n'est devenu célèbre ni millionnaire. La lutte pour la vie était si exigeante qu'il n'y avait pas de place pour autre chose, chacun y consacrait toute son énergie.

 

Page 92 : Le temps efface tout. C'est une loi implacable. Il t'effacera aussi. Tes soixante, soixante-dix, quatre-vingts années passées sur terre seront effacées, dissipées comme un malentendu. Avons-nous un autre but dans la vie que celui de naître, de tousser deux ou trois fois, puis de mourir ?

 

Page 256 : Mon gros ourson, qu'est-ce que l'amour – et comment l'évaluer autrement que par la douleur de l'absence ?

 

Page 262 : Il est plus facile de vivre en baissant les yeux. L'ignorance vous rend libre alors que la connaissance vous emprisonne dans la toile de la responsabilité.

 

Page 286 : La règle fondamentale est la suivante : moins nous sommes satisfaits, plus nous allons mal et plus nous sommes susceptibles de dépenser de l'argent. Notre mal-être dope la consommation. Voilà pourquoi le but de la publicité est de nous rendre insatisfaits du moment présent, de nous donner l'impression que nous passons à côté de quelque chose, que nous n'avons pas la vie que nous méritons.

 

Page 460 : Tes yeux qui jadis m'éclairaient se sont changés en trou noir – l'espace qui sépare l'amour de la haine est à peu près le même que celui entre vie et trépas.

À la fois infini et infime.

 

 

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Mon avis : Bleu Calypso - Charles Aubert

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Il a pêché le saumon en Alaska, le brochet dans les lacs du Connemara. De sa passion, Niels a fait son métier. Et fui la ville pour une cabane sur l'étang des Moures, près de Sète .

Le kayak file en silence. Comme il étrenne son nouveau leurre – baptisé Bleu Calypso – le fil se tend... Un poisson, mais pas que. Au milieu des algues : un visage d'homme à la peau verte. C'est le troisième cadavre qu'on extrait de l'étang ces temps-ci, après l'ornithologue allemand et le pêcheur de dorades. Lignes posées. Mystère ferré. Il n'y a plus qu 'à attendre...

 

 

Mon avis :

 

On entre de plain pied dans l'histoire, d'où se dégage une atmosphère de quiétude paradisiaque. L'eau, les roseaux, la faune et la flore, tout concourt à nous donner une intense sensation de plénitude, une furieuse envie de se trouver dans ce lieu.

Et que c'est bon cette écriture fluide, qui coule comme le courant d'une onde pure... oh oh ça vient de loin la référence à Lafontaine ; mon enfance à resurgi !
Et justement le loup et l'agneau c'est presque de circonstance, car dans cet Eden languedocien des cadavres apparaissent ! Alors que tout n'est que beauté, la laideur s'immisce.

Une enquête policière, qui invite à une immersion dans une nature sublime et grandiose mais dénonce aussi la triste évidence que cet environnement éblouissant de beauté est saccagée sans vergogne par une humanité stupide et irrespectueuse de ce qui la dépasse.

C'est bien écrit, c'est prenant et en plus c'est drôle. Que du bonheur !
Et puis ça a pour moi des relents d'enfance, quand j'allais en famille passer mes vacances à Sète, que j'accompagnais mon père manger des huîtres à Bouzigues.
C'est plein d'esprit, d'une intelligence rare, j'ai été subjuguée !
Bref, j'ai adoré cette histoire, j'ai adoré les lieux où elle se passe, et j'ai adoré les personnages.
Un magnifique coup de cœur ce roman !!

 

 

Citations :

 

Page 56 : Des murs de clôture d'une hauteur hallucinante encadraient la route. Ça faisait l'effet de rouler dans le couloir de la mort.

 

Page 56 : De l'autre côté de la rue, il y avait un bar qui s'appelait La Royale dans lequel je n'avais jamais mis les pieds. À ce que j'en savais, c'était le rendez-vous des moustachus du village, le genre d'endroit que j'évitais comme la peste, un de ces lieux redoutables où l'humanité avance à visage découvert, sans le fard de la culture ou de l'éducation.

 

Page 86 : - On dirait une baleine endormie, a soudain dit Lizzie.

  • Vous ne croyez pas si bien dire, Sète tire son nom du latin cetus qui veut dire cétacé. Les marins, arrivant du large, apercevaient au loin la silhouette du mont Saint-Clair se détacher sur l'horizon. Ils pensaient qu'il s'agissait d'une grosse baleine échouée.

     

Page 114 : J'aimais beaucoup les couleurs saturées qui arrivaient avec l'orage. C'était comme si la vie gagnait soudain en intensité. De mémoire, il n'y avait que les orages et l'amour pour donner cette sensation-là.

 

 

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Mon avis : La lettre - Brigitte Lechanteur

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Monica, une animatrice de club imprudente pour un casting borderline : un metteur en scène prédateur, une fille belle à se damner, un comédien en devenir, une réceptionniste névrosée.
L’amour, l’amour, toujours l’amour… et le sexe.
On ne badine pas avec.
Monica est partie si confiante, si sûre d’elle.
Et tout va bien, tout va très bien.
Jusqu’au jour où elle reçoit LA LETTRE.

 

 

Mon avis :

 

Dès les premières lignes, une chanson de Serge Reggiani m'est venue en tête avec des paroles qui disaient : Pourtant personne tu le sais bien ne repasse par sa jeunesse...
Parce que Monica a 50 ans, qu'elle s'inquiète du temps qui passe, qu'elle a peur des regrets, elle rêve de retrouver le frisson de sa jeunesse et postule pour le métier d'animatrice qu'elle a exercé pendant quinze ans...
Mais putain ! Qui ne l'a pas ressenti ce frisson, au détour d'un effluve, d'une chanson qui nous fait voyager dans le passé ? C'est comme une incursion dans le temps et quand ça arrive on voudrait prolonger l'instant, garder encore un peu ces bribes de notre jeunesse.
Monica ne prend-elle pas un risque à partir seule pendant cinq mois ?
J'ai eu l'impression d'un récit onirique, pesant et léger, tour à tour aérien, râpeux, feutré, brumeux, vaporeux, acide, étourdissant, enivrant, en suspens... la lumière et les sons diffractés.
Les romans de Brigitte Lechanteur m'évoquent toujours des sensations, m'amènent inévitablement à des questionnements.
Est-on un jour résigné ? Y a-t-il un moment de la vie propice à un virage à 180° ? La sagesse arrive-t-elle un jour ? Et l'amour, peut-il résister au temps ?
Troisième roman de l'autrice après La voix de mon père et Et que mon cri parvienne jusqu'à vous, j'avoue que j'ai préféré les deux précédents qui me parlaient beaucoup plus, mais c'est tout à fait personnel.

En tout cas, quel plaisir de retrouver la belle plume de Brigitte Lechanteur, son style concis et droit au but, qui sied à merveille à ses histoires !.. elle qui sait si bien traduire les sentiments.

 

 

Citations :

 

Page 22 : Elle avait parlé de ses angoisses : cinquante ans, les enfants partis de la maison, des remises en question.

Elle n'avait pas fait tous les voyages, lu tous les livres, aimé tous les êtres et le temps, ce peu de temps restant l’oppressait et la réveillait à 4 h du matin.

 

Page 72 : - On est tout seul, Monica, tout le temps. On a quelquefois l'illusion d'être deux, mais c'est un mensonge de l'âme pour les êtres déficients.

 

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Mon avis : Victime 2117 - Jussi Adler-Olsen

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du Département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs.
Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le Département V dans l’œil du cyclone.

Qui est Assad ? Victime 2117 est la réponse. Cette enquête est son histoire.

 

 

Mon avis :

 

J'ai retrouvé avec un énooooorme plaisir Carl Mørck et son équipe de doux dingues du département V, Rose et Assad !
Carl Mørck, bon flic mais homme faible, affublé d'une "famille" un peu spéciale.
Assad, bon flic aussi, mystérieux, adepte de dictons étranges et drôles.
Rose, très efficace dans son travail, mais avec une sacrée araignée au plafond.
Et ce trio, dont les bureaux sont dans un sous-sol sans fenêtre, travaille sur des cold case.
Comme il s'est passé du temps entre le précédent et celui-ci, il semble que mes souvenirs des différents personnages soient un peu déformés... par exemple, j'ai oublié Gordon qui pourtant est un personnage important.
Dans cet opus, on découvre enfin la vie d'Assad, avant le Département V. Lui qui ne parle jamais de lui, qui laisse un voile sur son passé, on va finalement découvrir d'où il vient, ce qu'il cache et pourquoi.
Comme toujours avec 
Jussi Adler-Olsen, des pages de pure addiction !
Et pourtant, celui-là je l'ai un peu moins aimé que les autres.
Ici il est question de migrants, de djihadistes et c'est totalement dans l'air du temps. Ici pas de cold case, et c'est peut-être pour ça que je me suis sentie un peu frustrée.

 

 

Citations :

 

Page 20 : Pourquoi est-il venu mourir en Méditerranée ? Quand ici, à Barcelone, on regarde ces vagues paisibles d'un bleu d'azur, il est difficile de s'imaginer qu'à quelques milliers de kilomètres, en ce moment, la même mer est en train de briser le rêve d'une vie meilleure partagé par des milliers d'individus comme lui.

 

Page 36 : Il avait du mal à comprendre comment ses stupides camarades de classe pouvaient parcourir la Terre dans tous les sens en faisant comme si de rien n'était, ignorant complètement que les êtres humains n'étaient que de vulgaires rats dont la seule ambition était de chercher à dominer et à dévorer leur prochain.

 

Page 282 : Ce n'est pas parce que Assad avait une vessie de la taille d'une fosse à fumier du Jutland que d'autres n'avaient pas envie, de temps en temps, de céder à l'appel de la nature dans des conditions un peu civilisées.

 

 

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Mon avis : Du bout des doigts - Sarah Waters

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

1862. Lant Street, Londres. Le rendez-vous des voleurs et des receleurs. Sue Trinder, orpheline, est confiée dès le berceau aux bons soins d'une trafiquante de nourrissons. À la veille de ses dix-huit ans, un élégant, surnommé Gentleman, lui propose d'escroquer une héritière, Maud Lilly. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Sue, en entrant au service de la riche jeune fille, tombe avec ingénuité dans un piège. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, elle devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique.

Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent, virtuose, où les ressorts les plus noirs de l'univers romanesque du XIXe se mêlent au réalisme incisif et décomplexé du XXIe siècle.

 

 

Mon avis :

 

Sue 17 ans, petite voleuse des bas-fonds londonien, est sollicitée par "Gentleman", aristocrate déchu, pour escroquer et spolier une jeune héritière.
Au départ, le langage un peu particulier m'a laissée perplexe ; des mots et des expressions que je ne connaissais pas : grinchir, fourline...
Mais rapidement j'ai aimé l'ambiance à la Dickens.
Un histoire qui se déroule dans l'Angleterre victorienne, je ne pouvais que me laisser envoûter.
Ça commence chez les laissés pour compte, les miséreux, les voleurs... voleurs et receleurs de tout d'ailleurs, de biens, de chiens, d'enfants, tout ce qui peut rapporter.
Il y a quelque chose de terrifiant dans cette histoire, un jeu de dupes où quelqu'un verra sa vie détruite.
La condition des femmes des milieux aisés à cette époque me fait froid dans le dos. Sous tutelle du début à la fin de leur existence, tout d'abord le père ou le tuteur, puis le mari, les hommes tout-puissants, les femmes sans jamais aucun droit...
J'ai commencé cette lecture sans avoir réellement lu la 4ème de couv, et c'est tant mieux parce que je trouve qu'elle dévoile trop de choses. Et donc j'ai été dans la découverte la plus totale et ça en valait vraiment la peine !
L'intrigue est d'un machiavélisme à faire dresser les cheveux sur la tête, sur fond de misère et de filouterie.

Pour moi il s'agit là d'un véritable coup de cœur.
C'est une histoire de femmes, superbe et douloureuse.
Un voyage incroyable dans l'Angleterre du XIXe siècle, avec ses excès, ses injustices et où la compassion n'avait pas sa place.
J'ai adoré ce roman, pour moi grandiose de bout en bout !

 

 

Citations :

 

Page 48 : Comment est-ce que ce serait de vivre avec une demeurée ? Pas comme Dainty, qui n'était qu'un peu touchée et presque jamais violente.

 

Page 49 : Enfin Gentleman répondit dans un éclat de rire :

​​​​​​​- Méchant ? Mon Dieu ! Bien sûr que c'est méchant, Dainty ! Mais c'est une méchanceté qui va rapporter quinze mille livres, et ça, c'est un air qui flatte les oreilles, qu'on le fredonne comme on veut. Ne va pas croire d'ailleurs que les premiers à mettre la main sur cet argent là l'ont gagné par des voies honnêtes ! Nenni ! L'argent et les honnêtes gens, ça fait deux.Les familles comme celles de cette fille l'engrangent sur le dos des pauvres – vingt échines rompues pour chaque shilling encaissé.

 

Page 62 : Mme Sucksby se frotta les mains et dit : - Trois mille livres, Sue. Mazette ! Passe-moi un môme, Dainty, y m'faut quéqu'chose à tripoter.

 

Page 187 : Mais il y avait des années que son sort avait été décidé. Elle était comme une brindille dans le courant d'une rivière. Elle était comme le lait – trop pâle, trop pure, trop simple. Sa vie était faite pour être gachée.

 

Page 294 : - Vous êtes une dame bien née, jeune et belle. Je ne dis pas cela par galanterie, vous le savez du reste. Je constate simplement ce qui est. Vous pouvez faire tout ce que voulez.

- Vous parlez en homme. Les vérités des hommes ne sont pas celles des femmes. Je ne peux rien faire, croyez-moi.

 

 

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Mon avis : Au pays de Rosie Maldonne Tome 2 – Rosie se fait la belle – Alice Quinn

Publié le par Fanfan Do

Quatrième de couverture :

 

À l'approche de Noël, Rosie Maldonne, reine du système D, se demande comment offrir à ses enfants les cadeaux de leurs rêves? Avec ses maigres ressources et sa nombreuse progéniture, la jeune femme est de nouveau dans le rouge. Une seule solution : trouver un vrai travail. Sitôt dit, sitôt fait !Mais le destin entraîne une fois de plus Rosie dans une série d'aventures lorsque, injustement soupçonnée de meurtre et recherchée par la police, elle atterrit dans une planque douteuse, coincée entre une clandestine surdouée et un Golden Boy sans le sou. Un refuge dans lequel, contre toute attente, l'amour pourrait surgir?Armée de sa débrouillardise, de son humour au ras des pâquerettes et de son grain de folie, Rosie parviendra-t-elle à négocier avec la mafia la restitution du diamant volé ? Parviendra-t-elle à échapper à cet étrange agent du FBI qui l'attend à chaque coin de rue pour la tuer ? Trouvera-t-elle le véritable assassin qui l'a fait accuser à sa place ?Et si Rosie n'avait pas d'autre choix que de se faire la belle?La nouvelle aventure de Rosie Maldonne mêle habilement suspense et humour. À mi-chemin entre Les Tontons flingueurs et les comédies à l'italienne, un livre qui fait du bien !

 

 

Mon avis :

 

Je viens de retrouver Rosie Maldonne avec beaucoup de plaisir, comme on retrouve une copine rigolote.
Je m'étais énormément amusée avec le tome 1 de ses aventures, donc je récidive avec le tome 2... ça tombe bien, j'ai vachement besoin de me marrer en ce moment ! J'essaie de soigner mon bruxisme !
J'aime toujours autant quand la défunte maman de Rosie lui envoie des solutions à ses problèmes via des chansons pendant son sommeil.
Rosie est un drôle de personnage ! Complètement à la masse, toujours en panne de fric, cassos qui vit en caravane avec ses trois gosses et son chat, elle accumule les boulettes, se fout dans la merde toute seule, et pourtant sa petite vie de famille respire le bonheur.
Elle me fait penser à une petite mouette dans la tempête, qui vole au ras de l'eau et affronte les déferlantes mais qui garde toujours le moral.

C'est vraiment divertissant, ça fait un bien fou !

 

 

Citations :

 

Page 34 : À vrai dire, je suis en quelque sorte à la retraite ; au lieu que ce soit à la fin d'une vie de dur labeur, c'est avant.

 

Page 257 : C'est pas que j'ai honte de l'histoire de ma grand-mère, mais j'aime pas trop la crier sur les toits non plus. Que c'était une fille de joie, ça c'est pas le problème ; c'est même surement pour ça que je suis d'un caractère joyeux.

 

Page 459 : Je me suis dit que j'étais une fille volage, et ça m'a filé un coup au moral d'avoir mauvaise opinion de moi.

 

 

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