Mon avis : Ils rêvaient d'un autre monde Tome 1 - Annette - Arlette Gelabert
Quatrième de couverture :
Que deviendra la planète si la folie des hommes mène le monde ? L'humanité survivra-t-elle dans les décennies à venir ? Annette et Lucie sont prises dans la tourmente. Chacune vit ou survit dans ce chaos. Toutes deux rêvent d'un autre monde. Qu'adviendra-t-il de leurs rêves ? C'est ce que raconte ce roman en deux tomes.
Mon avis :
Ça commence par un clin d’œil à nos gouvernants, arrogants et responsables de la déconfiture du monde au profit de la finance. Cela dit c'est le cas de tous les pays développés. Mais tout le monde n'a pas un petit président de quarante ans !
Dans un futur proche, Annette pense au monde de ses parents, le nôtre en l’occurrence, disparu et remplacé par quelque chose de moche et triste.
Elle a tout perdu, ses parents en premier lieu lors de la Grande Catastrophe, puis a 18 ans elle a dû partir seule, loin de celles qui l'avaient recueillie.
Elle va se trouver une nouvelle famille, un credo, un combat...
C'est glaçant d'imaginer cet avenir de restrictions indispensables juste après notre société de consumérisme avide, effréné et égoïste, un univers où les animaux n'ont plus leur place.
Ça donne une idée de ce que le monde risque de devenir...
C'est effrayant, c'est doux, c'est bon...
Effrayant ce futur dévasté et le cynisme lié au profit, doux et bon ces îlots cachés de verdure en pleine nature, sanctuaire de ceux qui ne se résignent pas, qui ont su rester empathiques, bienveillants et combatifs.
Ce roman met en exergue tout ce qu'on pourrait perdre, et c'est énorme !
Ça raconte en fait ce qui est en train de se produire, dans l'indifférence de ceux à qui le crime profite.
C'est l'éternel combat du bien contre le mal, sauf qu'il s'agit là d'une guerre ultime, la dernière chance du monde.
L'écriture est fluide et agréable, les descriptions font qu'on s'y croirait.
J'ai aimé et j'ai appris des choses intéressantes aussi.
Petit bémol : j'aurais certainement préféré des renvois en bas de page plutôt qu'à la fin du livre.
Citations :
Notre seule chance de survie est de mettre à bas les despotes qui gouvernent le monde et de redonner sa place à la nature.
Tu apprendras vite qu'à la campagne, le temps est nécessaire aux choses, aux animaux, à la nature. Ce n'est pas l'homme qui décide.
Nous sommes en guerre, Annette, en guerre contre la bêtise, la barbarie, l'injustice, la terreur organisée, le pouvoir arbitraire; Ce n'est pas une guerre de territoire, non, c'est la GUERRE pour la survie de notre espèce et de notre humanité.
Elle détestait ce siècle qui avait détruit la poésie, la singularité, la beauté et n'offrait plus qu'une vision manichéenne et commerciale de la société.



